23 Septembre 2026


STOP aux balivernes du MEDEF sur le service public !

Nous écrivons aujourd’hui en réaction aux propos du délégué général du MEDEF de la Vienne lors de l’émission du 19/20 de France 3 Poitou-Charentes du 22 Septembre 2026.

L’Union Départementale des syndicats CGT de la Vienne est obligée de réagir face au discours fallacieux du MEDEF.

Nous nous étonnons que des adhérents du MEDEF râlent contre les effets des guerres sur notre économie, alors qu’en même temps, parmi leurs adhérents les plus riches, les vendeurs de canons se gavent d’argent public.

Monsieur le délégué se plaint que la France a mal géré ses finances, et qu’elle n’a plus d’argent à offrir au patronat. Devons-nous lui rappeler que l’une des raisons est la perfusion continue et exponentielle d’aides, et autres exonérations, qui alimentent toujours plus les caisses des adhérents du MEDEF ? Certes, pas les caisses de toutes les entreprises, mais principalement celles des actionnaires.

Le MEDEF revendique la destruction de la Sécurité Sociale.

Le délégué général du MEDEF demande la baisse des « charges salariale et patronale ». Comme la CGT le rappelle, notamment dans les instances paritaires de la Sécurité Sociale où la CGT et le MEDEF siègent, les COTISATIONS salariales et d’entreprises permettent de faire fonctionner l’ensemble de la Sécurité Sociale et ouvrent des droits aux salariés. L’assurance maladie, les caisses d’allocations familiales, l’hôpital public, la prévention des accidents de travail, le système de retraite par répartition…Bref, la sécurité sociale a été créé en 1946 avec l’objectif définit par notre camarade, ministre du travail Ambroise Croizat :« Il faut en finir avec la souffrance, l’indignité et l’exclusion. Désormais, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin. » Les baisses de cotisations obtenues par le patronat n’ont fait que baisser les pensions et indemnités, augmenter le reste à charges dans les parcours de soin, raboter les APL, etc.

Le MEDEF travaille méthodiquement à la destruction des conquis du Conseil National de la Résistance (comme l’exigeait Denis Kessler, en 2007 dans la tribune du magazine Challenges), dont fait partie la Sécurité Sociale.

Nous ne pouvons tolérer plus longtemps que ces profiteurs détruisent notre œuvre collective. Il faut exclure le MEDEF des instances de la Sécurité Sociale !

Augmenter la TVA (même en l’appelant sociale) et baisser les cotisations sociales, c’est encore faire porter la solidarité nationale par les plus bas salaires. En effet, ce sont les salariés dont les revenus sont les moins élevés qui payent en plus grande proportion l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA.

Le MEDEF revendique de faire encore plus de cadeaux aux plus riches et d’enfoncer toujours les plus pauvres. L’estimation du MEDEF de la création de 300 000 emplois en échange d’une baisse des « charges » n’est qu’une vague fumisterie. Il est insensé de continuer à écouter ces balivernes après le naufrage de la promesse du million d’emploi qu’aurait dû créer le CICE selon Pierre Gattaz en 2013.

C’est fort regrettable que le service public serve de relais à une organisation dont la finalité est de créé une oligarchie patronale en lieu et place de notre système démocratique.

Julien Hémon

Secrétaire Général UD CGT 86

Rédaction

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