Le Parti Socialiste de Poitiers a milité contre le Nouveau Front Populaire, à l’inverse de sa fédération.
Son leader historique, le maire Jacques Santrot de 1977, a la mémoire qui défaille : il croit que Bertrand Geay était à la Ligue Communiste Révolutionnaire. Ce même édile avait appelé à voter Macron aux élections présidentielles tandis que son successeur à la tête de la Mairie, Alain Claeys, avait appellé à voter pour le macroniste Sacha Houlié aux dernières élections législatives et appelle aujourd’hui à voter pour le macroniste Anthony Brottier pour les élections municipales à Poitiers.
La liste PS à Poitiers joue à « pince mi et pince moi » pour ne pas se faire virer du parti : François Blanchard, sa tête de liste, appelle à ne pas voter Moncond’huy pour cause de loup garou LFI. Devinette : pour qui votera-t-il ?
Nous terminons cet article sur les cendres de cette section du PS qui est passée avec armes et bagages à l’extrême centre macroniste. Ses choix politiques aboutissent à cette performance que le PS ne sera plus présent au Conseil municipal de Poitiers : chapeau les artistes !
Il faut maintenant que la ville, elle, reste à gauche et que l’alliance Poitiers en Commun et Poitiers Collectif gagne la mairie.
Ça fera du bien à tou-tes les habitant-es de la ville.
Et ça fera tellement plaisir à Jean Jacques Pensec, adjoint au maire à partir de 1977 dans la mairie gagnée par la gauche cette année-là et qui avait tenu à être présent sur la liste Poitiers en commun.
P. C.

