Le défenseur de l’eau est pugnace donc le 16 octobre après Ste Soline direction Port Boinot (Niort) où se déroule l’assemblée générale de la Coop de l’eau.

Les militants sont juste sous les fenêtres de la salle où se trouvent les irrigants. Cette salle comporte des fenêtres ouvertes ; par l’une d’entre elles, on voit nettement un téléphone portable au bout d’un bras qui filme les militants mécontents en dessous…

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À la pause de l’AG de la Coop les défenseurs de l’eau tentent un contact avec les irrigants. Sans grand résultat.

Tous les agriculteurs participent financièrement à la construction des bassines, mais ils n’en bénéficient pas tous. Les bassines sont financées par l’Agence de l’eau, donc avec de l’argent public. Sans les aides de la Politique Agricole Commune ce modèle agricole coule !

De nombreux agriculteurs se retrouvent coincés par ce système.

L’un d’eux, présent, dénonce une dictature organisée ; il raconte son histoire. Cet agriculteur irrigant du Sud des Deux-Sèvres cultivait surtout des haricots de Vendée, des betteraves et très peu de maïs. Irrigant depuis 1990, il se voit obligé d’adhérer à la Coop de l’eau, sinon son forage sera fermé.

4 ans après, on lui annonce que les réserves ne pourront pas l’alimenter, car son exploitation serait trop loin du point de stockage. Il exige alors de la Coop de l’eau de pouvoir pomper dans son propre forage et demande une notification écrite. Refusé. En 2021, il décide donc d’arrêter de payer les factures d’engagement à la Coop. Jusqu’en 2024, il a refusé de payer les 13 900 € dus. La Coop porte l’affaire au tribunal pour défaut de paiement. Il est jugé, condamné à payer, il fait appel, mais rien n’y fait. Il attend désormais l’huissier.

Cet agriculteur aurait-il dû adhérer au syndicat majoritaire (FNSEA) pour mieux s’en sortir ?

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Les militants se séparent en ayant bien noté que le projet de remplissage de la bassine de Sainte-Soline est prévu au 1er novembre. Il faudra être présent pour empêcher ça !

Emilie Neveux

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