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Samedi matin, un jeu de piste est organisé au départ de Pressac pour découvrir les alentours.
À midi tout le monde est convié au plan d’eau de Gençay pour pique-niquer. Ensuite une balade naturaliste et une visite de la fontaine du Puy Rabier sont proposées.
La fontaine du Puy Rabier est la source de la rivière La Belle. Nous nous sommes rendus dans ce lieu magique, je dis magique car l’eau y est bleue turquoise…
Un homme et une femme nous y attendaient, un accordéon posé au sol. Nous nous sommes installés et les 2 conteurs nous ont dévoilé le conte du Puy.
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Elle, en français,
lui, en Parlanjhe (Poitevin),
leurs mots portés par l’accordéon,
Ils nous ont conté en musique la légende d’un homme capable de faire un pacte avec le Diable pour avoir son propre puits.
Sacrifier la « drôlière »(1) pour sauver le « garouille »(2) !
Encore une fois, il semble que la guerre de l’eau ne date pas d’aujourd’hui.
En ce qui concerne la teinte bleue de l’eau la science dit que ce serait la présence d’une algue mêlée au calcaire.
Mais pour celles et ceux qui préfèrent garder l’instant magique de la légende, nos deux conteurs, eux, nous ont assuré que c’est à cause du châle bleu de la jeune fille qui serait tombé à l’eau lorsque le Diable s’est emparé d’elle.
On dit que c’est depuis ce temps-là que l’eau de la fontaine est toujours bleue…
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En fin d’après-midi il y a eu un rassemblement pour échanger, discuter de la suite des événements. Il en est clairement ressorti qu’il fallait continuer la lutte tout en respectant les agriculteurs. Bon nombre d’entre eux étant coincés dans ce système capitaliste qui les étrangle.
La soirée a continué en musique, concerts de chorales militantes et de groupes à textes engagés.

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Dimanche matin visite de la ferme La Reversaie à Romagne, exploitation agricole biologique gérée par Nathalie et Christophe Favard.
C’est une ferme sans irrigation, pas de mono-culture, prairie en rotation, matière organique pour améliorer le sol et qu’il fasse éponge. Ils cultivent leurs propres betteraves à la place du maïs pour nourrir les chèvres dans le but d’utiliser moins d’eau.
Leurs chèvres sont en extérieur.(lorsque la météo le permet)
Christophe nous a fait visiter le local où se fait la traite.

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Ensuite nous avons vu le séchage :


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Laurence Guichard, l’une des porte-parole de la Confédération Paysanne de la Vienne était présente :

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Pour la Conf’ il faut penser comment ne pas perdre l’eau, la ralentir, qu’elle puisse s’infiltrer dans les sols…
La priorité doit être la santé publique, ensuite le milieu et seulement après les activités économiques. Les cultures essentielles sont celles pour se nourrir, nourrir les animaux, les cultures à forte valeur ajoutée mais sûrement pas des cultures destinées à aller au Port de la Pallice !

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(1)drôlière : fille.
(2)garouille : maïs
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