Ce 8 avril rassemblement près de palais de justice de Poitiers pour les employées de l’EHPAD Vivalto Vie des Feuillants qui entament leur 22ème jour de grève. Sont également concernés l’ EPHAD La Rose d’Aliénor à Poitiers et celui de la Rêverie à Chateau Garnier.
Ces aides-soigantes gagnent 1650 euros avec la prime Ségur pour 151 heures par mois. Elle demandent une revalorisation du taux horaire, soit une hausse de leur salaire. Pas une augmentation mirobolante puisqu’elles ne demandent que 50 centimes de plus par heure. Une bien maigre reconnaissance vu la pénibilité de leur travail.
Le bras de fer se joue entre le groupe de direction de Vivalto Vie et les grévistes. C’est la direction qui s’occupe des bénéfices des établissements et il y en a. Chaque résident paye 90 euros la journée !
Les négociations n’ont pour le moment rien donné mais les grévistes tiennent.
Leur résistance agace si bien que le 3 avril dernier il y a eu une belle tentative de casser la grève : Réquisition du personnel. Des huissiers de justice se sont rendus au domicile de 3 employées grévistes pour leur faire signer un document les obligeant à reprendre leur travail. Ces procédures ont un coût : 300 euros par gréviste ! Le groupe de tête de Vivalto Vie préfère débourser 900 euros pour contraindre ses employées plutôt que de les augmenter de 50 centimes de l’heure… le choix est discutable !
Heureusement ces grévistes ont aussi des soutiens : Lisa Belluco (députée de l’assemblée nationale), Florence Harris (conseillère départementale), Ludovic Gaillard (Lutte Ouvrière), Bertrand Geay (Conseiller municipal de l’opposition), Franck Plat (Conseiller municipal de l’opposition), Valérie Soumaille (militante France Insoumise, Sophie Binet (secrétaire générale de la CGT) et toute la CGT.
Et parce que cette lutte des classes touche tout le monde il y a aussi des inconnus qui s’arrêtent, questionnent, discutent et… racontent. Un vieux monsieur avance avec une planche sous le bras sur laquelle sont punaisées des photos. La grève générale nationale du personnel de santé publique et privé en 1988 à laquelle il avait participé. Ca duré 1 mois raconte-t-il.


Déjà à l’époque les revendications portaient sur les salaires et les conditions de travail, et le ministre de la santé Claude Evin était un socialiste ! ( Mr Blanchard candidat PS aux municipales de Poitiers et cadre dirigeant chez Vivalto Vie s’en serait-il inspiré ? )





Emilie Neveux

