Interview de Zoé, membre du Collectif (PCF, France Amérique Latine, JC, Cuba stop au blocus) qui organise la solidarité avec Cuba depuis Poitiers.

.

.

Le texte du Collectif lu lors du rassemblement du 28 septembre à Poitiers.

.

« Chèr.es ami.es, chèr.es camarades,

Si nous avons appelé à ce rassemblement, c’est parce que les cubains et les cubaines ont aujourd’hui plus que jamais besoin de la solidarité internationale.
Le 26 septembre CBS news, journal états-unien, annonçait que l’armée états-unienne se préparait en vu d’une éventuelle action militaire autour de cuba.

Cette nouvelle, qui survient alors que l’île subit déjà un blocus illégal depuis 64 ans avec un renforcement infâme en janvier 2026 et que les containers d’aide humanitaire envoyés sur place restent bloqué aux larges ou dans les ports, s’inscrit dans la droite ligne des volontés impérialistes de Donald Trump.

Il est urgent que cela cesse !

Comme le répète le gouvernement Cubain depuis des années : Cuba n’est pas une menace.

L’une de nos camarades qui a participé cet été à un coloc sur la pensée de Fidel Castro et des révolutionnaires nous fait par de l’état des choses sur place :

« À Cuba les conditions de vie se sont considérablement dégradées et le blocus mets désormais directement en danger la population, ce qui amène le gouvernement à parler d’un génocide silencieux.

En effet, les pénuries sont nombreuses : médicaments et matériel médical, aliments. Des denrées sont présentes mais vendues par les mipymes (micro, petites et moyennes entreprises privées autorisées il y a quelques années) à des prix prohibitifs pour une personne avec un salaire cubain. De ce fait, il est très difficile de vivre de son travail, même en étant diplômé. L’électricité manque aussi, à La Havane il y a des différences entre les quartiers mais ce sont des coupures régulières au cours de la journée. En zone rurale, à l’inverse l’électricité est disponible seulement 3h dans la journée, et internet ne fonctionne que le jour. »

Nous avions en juin, fait une demande au conseil municipal, grace au voeux de notre camarade Franck plat, élu communiste dans le groupe Poitiers En Commun.

Nous y exigions que le maire intervienne auprès du gouvernement pour demander la fin du blocus, ainsi que la mise à en place d’un jumelage avec une ville cubaine, nécessaire pour réellement faire vivre l’action solidaire.

Antony Brottier avait alors refusé de mettre ce vœu au vote, alors même que dans la défense la municipalité dit vouloir faire de la solidarité. C’est tout bonnement inacceptable.

Aujourd’hui, encore une fois, FAL le PCF et le MJCF 86, demandent à Monsieur le Maire de soumettre ce vœux au vote afin de permettre aux pictaviens et pictaviennes de participer à la solidarité internationale avec Cuba !

Pour que cuba vive, cuba no esta sola ! »

Rédaction