
Communiqué de C. Guetté, liste « On est là » au Régionales
Après quelques heures de réflexion, je veux m’adresser à vous au sujet des enseignements que l’on peut tirer de ce 1er tour des élections régionales en Nouvelle-Aquitaine.
Je veux commencer par remercier tous les militants et militantes qui, en se battant depuis des mois dans tous les départements, ont fait entendre cette colère et cette révolte que nous voulons porter dans les urnes.
La bataille de cette élection a commencé pour nous il y a plusieurs mois, mais ce que nous voulions porter allait bien au-delà des questions électorales.
On a voulu, en faisant cette liste la plus large possible, rassembler des militant·es de tous les secteurs en lutte dans la région : pour conserver l’emploi, pour protéger les sols et l’environnement, pour nos libertés, pour la culture.
Nous avons créé, dans tous les départements, des solidarités, créé des contacts, des réseaux qui continueront à se mettre en action pour les combats à venir, y compris la bataille de 2022.
Le constat commun que nous pouvons tirer, c’est la catastrophe démocratique qu’a été cette élection. L’abstention record ne vient pas de nulle part.
Le gouvernement porte cette responsabilité. C’est un crash démocratique sans précédent : impossibilité de faire campagne, distribution aléatoire et partielle des professions de foi, aucune information sur le scrutin et aucune campagne d’inscription sur les listes électorales.
Dimanche soir, notre résultat collectif a défié les sondages et les attentes. Nous voulions être au second tour pour continuer à bousculer cette élection. La marche n’est pas atteinte, mais nous avons su faire mentir les sondages et les analyses savantes qui ne nous accordaient qu’une place d’observateurs de ce scrutin. Nous voulions être là pour crier notre colère, pour dire qu’on pouvait faire autrement. Nous avons démontré qu’on pouvait faire ensemble.
On n’est pas condamnés à des débats stériles sur l’identité ou la sécurité, on est parvenus à parler d’emploi, de violences faites aux femmes, de protection de la ressource en eau, de transition agricole. La route est encore longue, et je suis, nous sommes, prêt·es pour les combats à venir, comptez sur nous.
Nicolas Thierry, le candidat d’EELV, après de longues négociations avec le président sortant Alain Rousset, partira finalement seul pour ce second tour. Je regrette qu’il ait fait le choix de s’adresser uniquement à Alain Rousset, refusant par pur sectarisme d’ouvrir des discussions avec notre liste, sur des bases programmatiques claires.
Nous déplorons ce choix, qui démontre le sectarisme d’un parti auquel nous avons, à de nombreuses reprises, tendu la main.
Je ne donnerai pas de consigne de vote pour ce second tour, c’est une pratique d’un autre temps. Les électeurs sont libres. Notre seule position : pas une voix ne doit aller vers le Rassemblement National.
J’ai été immensément fière de pouvoir porter cette liste qui nous ressemble et qui pose les bases d’accomplissements immenses à venir. La Nouvelle Aquitaine n’en a pas fini avec nous.
Aujourd’hui encore, on est là !
Merci pour votre soutien si chaleureux, qui m’a permis de mener cette campagne jusqu’au bout, accompagné de vos encouragements.
