
La Ligue des Droits de l’Homme apporte son soutien au mouvement social
Les politiques d’austérité budgétaire décidées en France et confirmées dans le dernier projet de budget aggravent les crises qu’elles prétendent combattre. Elles s’attaquent aux plus fragiles, asphyxient les services publics, étranglent les associations et détruisent les outils de solidarité, conduisant inévitablement à un nouvel accroissement du chômage et de la précarité dans nos sociétés.
En parallèle, les moyens financiers pour se préparer à faire face aux conséquences des changements climatiques, tout en agissant pour leur atténuation, ne sont à la hauteur ni des enjeux, ni de l’urgence.
Les mobilisations de la jeunesse demandant des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir sont particulièrement légitimes dans ce contexte. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Il n’est pas acceptable, dans un Etat de droit, que le gouvernement fasse le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre ou en dévoyant des législations antiterroristes. Il n’est pas acceptable que des milliers de jeunes soient arrêtés, maltraités et pour certains déférés devant les tribunaux. Rappelons-nous la parole du Polonais Jan Zamoyski qui s’entend encore aujourd’hui : « Les républiques seront ce que vaudra l’éducation de leur jeunesse. »
Les revendications portées par les organisations syndicales sont, elles aussi, ignorées, dénigrées et les violences des dernières années avec leur cortège de personnes estropiées interrogent partout, jusqu’aux organisations internationales, sur ce que font les gouvernements français, gouvernements qui se disent pourtant libéraux.
Les valeurs de solidarité et d’égalité portée par la jeunesse sont relayées et amplifiées par les mobilisations syndicales. Face à cet élan d’espoir soutenu très largement, la responsabilité des autorités politiques est totale dans le blocage du dialogue, en période d’intensification de la crise. Des réponses sociales de court et de long terme doivent être apportées, mais aussi un engagement fort contre la possible arrivée au pouvoir de l’extrême droite en 2027.
Section de Châtellerault de la LDH. Jeudi 5 novembre 2026, Kiosque à musique
