
MJCF86. 17 octobre : voilà une classe qui se révolte
17 octobre : voilà une classe qui se révolte
Ce samedi, Poitiers a vécu sa plus grande journée de mobilisation depuis la réforme des retraites en 2023.
8000 manifestant.es, partis d’Auchan Sud et de la Porte de Paris, se sont réunis en centre ville, avec un seul objectif : faire entendre au Préfet de la Vienne, représentant de l’état dans le département, les revendications des lycéen.nes, des étudiant.es, des travailleur.euses, et de toutes celles et ceux qui se sont joint à la lutte pour exiger :
– Des moyens pour une éducation de qualité pour tous et toutes
– La restitution aux travailleurs et travailleuses des outils de production, notamment via la nationalisation des grandes entreprises stratégiques, comme Total Energies et Vinci Autoroutes
– Une politique efficace de redistribution des richesses
– Une planification écologique ambitieuse et répondant à l’urgence climatique
– L’abolition des milices violentes comme la BAC et la BRAVM
-La démission immédiate des préfet.es et du gouvernement dans son ensemble, responsables de la situation politique, économique et sociale
Ces cortèges historiques se sont heurtées, dans la Vienne comme partout dans le pays, à une répression indigne.
A Paris, un homme est mort. A Saint-Etienne, un autre a vu sa main arrachée.
A Poitiers, les grenades de désencerclement, les LBD et les GM2L ont fait de nombreux et nombreuses bléssé.es, et les centaines de grenades lacrymogènes, difficilement quantifiables tant il y en avait, ont conduit plusieurs personnes à l’hôpital pour des intoxications. Nous leur apportons notre soutien sans failles.
Malgré cette violence du bras armé du capital inédite à Poitiers, les manifestant.es ont courageusement occupé pendant plusieurs heures des lieux symboliques du pouvoir politique de notre département ; le parvis de la Préfecture, la rue Victor Hugo et la place de la Mairie ; et cela dans une ambiance festive, solidaire et déterminée.
Cette détermination nous montre que la convergence des luttes à l’œuvre ces dernières semaines porte l’espoir d’une victoire des revendications de la classe travailleuse.
Le jour de la commémoration du massacre du 17 octobre 1961, la veille de la commémoration des fusillés de Chateaubriand, la classe travailleuse Poitevine s’est rassemblé, et a montré qu’elle refuse de se tenir sage. Elle a montré qu’elle sait se révolter.
