
Pour la justice sociale et la défense des libertés publiques, amplifions la mobilisation
POUR LA JUSTICE SOCIALE ET LA DÉFENSE DES LIBERTÉS PUBLIQUES, AMPLIFIONS LA MOBILISATION
La fédération du PCF de la Vienne et la section du PCF de Poitiers se félicitent de l’impressionnant succès de la manifestation du 24 octobre. Les communistes étaient présent.es dans le cortège avec les plus de 8000 manifestant·e·s, lycéen·ne·s et étudiant·e·s, salarié·e·s, agent·e·s publics, privé·e·s d’emploi, paysan·ne·s, artisan·ne·s, retraité·e·s… marchant pour le pouvoir d’achat, des conditions d’étude dignes ou encore pour les services publics. La classe travailleuse a marché fraternellement et joyeusement des rond-points de «Auchan Sud» et de la Porte de Paris vers la Préfecture, sans présence policière.
Malheureusement, en centre-ville de Poitiers, un nouveau cap a été franchi dans la doctrine du maintien de l’ordre. Nous dénonçons l’usage excessif et inapproprié des gaz lacrymogènes ainsi que l’utilisation, une première à Poitiers, de grenades GL-304 ‘condors’ tirées au sein du cortège où se trouvaient des familles préalablement nassées. Le bilan est malheureusement bien lourd, plusieurs blessé·e·s dont deux graves et une dizaine d’interpellations. La répression a continué bien au-delà de la fin des cortèges avec l’irruption de policiers armés dans deux bars et des personnes traquées jusqu’à au moins 23h.
Les pyromanes sont les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron et leur mépris des corps intermédiaires, des multiples mobilisations antérieures et de la démocratie sociale qui a caractérisé 10 ans de ce régime dont les députés Turquois, Houlié et Lecamp, et le maire de la ville de Poitiers, Anthony Brottier ont été des soutiens inconditionnels de la première heure.
L’opération de communication minable des élus locaux de droite et macronistes la semaine dernière, en droite ligne avec celle de la préfecture, cherchant à utiliser les images médiatiques des dégradations ne trompe personne tout comme leur silence concernant les revendications des plus de 8000 manifestant·e·s. Quand des commerces ferment à tour de bras, comme Gibert Joseph en centre-ville de Poitiers, qu’à Chasseneuil, Schneider Electric dont les résultats sont excellents ferme son usine et détruit plus de 180 emplois et qu’à Ligugé les imprimeries Aubin subissent la casse sociale… nous ne le dirons jamais assez : les violents, les casseurs, les véritables pilleurs des richesses que nous produisons ce sont les capitalistes. Les élu·es des droites, par leur silence ou le soutien aux politiques en faveur du capital, en sont complices.
Après le 17, cette journée du 24 n’est qu’un point d’étape. La fédération du PCF de la Vienne et la section du PCF de Poitiers appellent à poursuivre la mobilisation d’ampleur et à participer massivement, notamment par la grève, à la journée intersyndicale du 5 novembre ainsi qu’aux prochaines journées de manifestations avec la date du 31 octobre qui se dessine déjà. Nous prendrons toute notre part dans la nécessaire construction d’une conscience de classe et d’un rapport de force, avec les travailleur·euse·s et la jeunesse en lutte pour faire céder le gouvernement.
