Suite à la dérogation accordée par la ministre de la Transition écologique, Madame Barbut, pour la mégabassine de Sainte-Soline, les défenseurs de l’eau se sont donné un premier rendez-vous ce 16 octobre, dès 9h devant la mairie de Sainte-Soline.

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Les irrigants, eux aussi, étaient là !

Moins nombreux et surtout vite partis, puisqu’ils avaient également, ce matin-là, rendez-vous à Niort pour l’assemblée générale de la Coop de l’eau.
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Quelques prises de parole devant la mairie de Sainte-Soline :

Le porte-parole de la LPO parle de misère écologique pour les outardes canepetières.
Il soulève un point important : beaucoup de bassines sont suspendues à des mesures de compensation ; si Sainte-Soline obtient une dérogation, pourquoi les autres ne l’obtiendraient-elles pas ?
« On va sauver des espèces à l’autre bout du monde, dit-il ; on ferait mieux de s’occuper de nos outardes ! »
Thomas Dossus, sénateur écologiste du Rhône, dévoile une aberration : les sénateurs partisans de ces modèles mortifères sont aussi, paradoxalement, des agriculteurs qui bénéficient, les premiers, des subventions agricoles publiques, notamment celles de la PAC.
Loïc Michaud, maire d’Amuré, partage son inquiétude pour sa commune sur laquelle une bassine de 700 000 m³ doit être construite.
« La loi d’urgence agricole facilite la construction de ces stockages d’eau et allège la protection des zones humides : ça pourrait signer la mort de notre tourbière. »
Il demande aux élus et aux institutions de faire preuve de courage politique. Il faut prendre en compte la violence de l’État !
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Anne-Morween Pastier, hydrologue, témoigne que la science est politique et que des gens qui n’y connaissent rien prennent les décisions qui impactent tout le monde.
L’hydrologie est une science extractiviste. Les seuils de remplissage existants sont là pour garantir qu’il y ait de l’eau dans la bassine, mais en aucun cas pour que les rivières coulent !
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Une fois les discours écoutés, chaque personne présente avait en tête de déposer sa contribution à la mairie de Sainte-Soline pour y faire connaître son mécontentement concernant le remplissage de la bassine.
Mais il n’y a rien de prévu à cet effet. Le maire nous explique que nos dépositions doivent se faire sur internet.
Cette consultation publique peut effectivement se faire en ligne, seulement lorsque le site fonctionne, et ça n’a pas souvent été le cas jusqu’ici. Ça sent la fin du service public et aussi le déni de démocratie !
Les défenseurs de l’eau ne se démontent pas, ils comptent bien laisser leur contribution papier donc…

… ils sortent ficelle, épingles à linge et chacun y accroche sa contribution !
L’outarde a elle aussi pris sa plume pour écrire à la ministre de la transition écologique :


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La député France Insoumise Mathilde Feld rappelle que le ministre Barbut vient de signer une dérogation contre l’avis du Conseil National de Protection de la Nature qui dit bien qu’on ne peut pas faire de bassine ici car ça mettrait en péril la survie de l’outarde canepetière. Le CNPN est un conseil de Scientifique. Comme toutes les personnes présentes ce matin elle interroge la légitimité de cette décision puisque la ministre n’a pas de compétence sur ce sujet.
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L’outarde a elle aussi pris sa plume pour écrire à la ministre de la transition écologique :


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Les défenseurs de l’eau prennent en musique la direction de Niort.


Emilie Neveux


