A la suite de la publication d’une Tribune parue dans le quotidien Libération du 22 juillet, les organisations suivantes ont décidé de se mobiliser au niveau local :

Suites à la décision du Conseil Constitutionnel, la loi sur l’extension du pass sanitaire et l’obligation de vaccination entre en vigueur lundi 9 août.

C’est pourquoi, les organisations, associations et collectifs de la Vienne : ATTAC, la CGT 86, PCF, La Vienne Insoumise, le Parti de Gauche 86, le NPA ont décidé de s’opposer ensemble à cette nouvelle loi liberticide et antisociale, sur les bases de la Tribune publiée le 22 juillet sur le site de Libération (texte intégral ci-dessous), elles invitent par ailleurs à signer la pétition en ligne « Pour une politique sociale et de santé juste et démocratique ».


Nous nous opposons à la loi relative à la gestion de la crise sanitaire promulguée par le président de la République le 5 août 2021 et publiée au journal officiel.

(Cette démarche reste ouverte à d’autres organisations, collectifs et associations de la Vienne qui souhaiteraient être signataires.)

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Contre la loi sanitaire et les régressions sociales, pour une politique sociale et de santé juste et démocratique

Le pass sanitaire marquera la vie de millions de Français·es, puisqu’en très peu de temps, et encore plus dès lors que le test PCR ne sera plus gratuit, toute vie sociale et professionnelle sera contrainte par le fait d’être vacciné. Pourtant, cette décision a été prise de façon autoritaire, non démocratique, dans un cadre de délibérations obscures, celui d’un seul homme : le président de la République qui n’aura réuni que le seul Conseil de défense. Elle passe outre toute discussion réelle au Parlement qui est, une fois encore, considéré comme une chambre d’enregistrement. La démocratie ne saurait être sacrifiée, et elle est pour nous plus que jamais la clé pour sortir de cette crise.

Pourtant, il y a moins d’un mois, Emmanuel Macron, le ministre de la santé, les député.es de la majorité, tou.te.s se disaient opposées à la généralisation du pass sanitaire au nom des libertés et individuelles tout comme à une vaccinale. Alors que tout indique que nous avons pour au moins des mois à vivre avec le virus, on ne peut rentrer dans la société du contrôle généralisé que le gouvernement veut imposer ainsi à la population.

Une vaccination large et massive est nécessaire pour combattre cette pandémie, à commencer par la couverture des plus fragiles. Nous nous démarquons de toutes celles et ceux qui font de leur opposition frontale au vaccin un déversoir sectaire et complotiste et nous dénonçons fermement toute assimilation de la stratégie vaccinale à la Shoah ou à l’apartheid.

Nous dénonçons la méthode employée par le gouvernement, génératrice de fortes tensions, ce qui est délétère en pleine crise épidémique. Les premiers leviers activés devraient être un grand débat démocratique, une information d’ampleur, des droits d’utilisation sur le temps de travail pour se faire vacciner, une prévention notamment par la gratuité des masques, une couverture bien plus importante des centres de vaccination et des moyens associés plus conséquents… La corrélation entre la vaccination et les revenus fait dire qu’en l’état actuel le pass sanitaire est antisocial. Ce sont des milliers de milliers de travailleurs·ses qui se trouvent contraint·es et menacé·es de sanctions graves.

Depuis le début de la pandémie, les moyens financiers et humains réclamés par les syndicats et associations de soignants, pour remettre debout les hôpitaux publics et soigner correctement, n’ont pas été octroyés. Il en est de même pour les Ehpad. Pire, dans certains endroits nous constatons même que la casse de l’hôpital public continue (fermeture de lits, suppressions de postes…).

Et pendant ce temps, la France s’oppose toujours, avec l’Union européenne, à la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce, alors que c’est la seule façon pour que, dans les pays pauvres et émergents, les vaccins puissent être fabriqués et distribués massivement. C’est à la fois une question de solidarité internationale, de santé publique et d’efficacité. Car tant que la pandémie ne sera pas résolue à l’échelle mondiale, elle ne le sera nulle part.

Enfin, pendant que ces décisions heurtent et divisent la population, de graves attaques contre les droits sociaux sont annoncées. Autoritarisme et casse sociale vont de pair.

La réforme régressive de l’assurance-chômage serait entérinée dès le 1er octobre, diminuant fortement les durées et les montants des allocations des chômeur·ses. Et Emmanuel Macron a confirmé sa volonté de reporter l’âge légal de départ en retraite et la fin de tous les régimes spéciaux. Alors que le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30 % en 2020, le gouvernement ne revient aucunement sur toutes les largesses qu’il leur a accordées depuis le début du quinquennat et veut faire payer la crise aux chômeur·ses et aux retraité.es. A l’inverse, nous demandons que soient mis à contribution, bien davantage qu’aujourd’hui, les multinationales et les très riches, au profit de la solidarité nationale. Nous exigeons une politique sociale ambitieuse, passant par des services publics de qualité et des droits sociaux plus importants.

Dom

2 réactions sur “Ensemble dans la Vienne, contre la loi sanitaire liberticide et antisociale

  1. je suis de tout coeur avec vous mais déplore de ne pas pouvoir manifester habitant chatellerault
    je ne suis pas assez habile pour aller ma garer à poitiers
    pourquoi ne pas faire du covoiturage ou des cars
    on paierai bien sûr le trajet je pense que je ne suis pas toute seule dans ce cas là

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[tract] Rassemblement des salarié-es du CHU de Poitiers à l'appel de la CGT

ven Août 13 , 2021
Non au passe sanitaire Oui à la levée des brevets des vaccins Non à la réforme des retraites et de l’assurance chômage Pour la reconstruction de l’Hôpital Public avec des moyens humains et matériels à la hauteur des enjeux, seule réponse aux besoin des usagers…
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