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Communiqué de presse

La pandémie de covid 19 a mis en exergue le manque terrifiant de personnels, de lits et de moyens notamment à l’hôpital public et dans les EPHAD.

Elle a souligné la dépendance de la France pour toute la production de matériel médical et de médicaments.
Cette situation est la désastreuse conséquence de 30 années de politique de destruction organisée de nos systèmes de santé et de protection sociale.

Obsédés par la seule « rentabilité » financière et « maîtrise des coûts », les gouvernements successifs ont détruit des pans entiers d’un dispositif sanitaire que beaucoup nous enviaient.
Cette politique de régression conduit à un désastre humain, économique et social.

À force de compter leur sous, ils nous font compter nos morts !!

Cela légitime pleinement les revendications exprimées depuis des mois par les personnels de santé et leurs représentants, par les comités de défense de l’hôpital public et leur coordination nationale et les propositions formulées par les groupes parlementaires de la gauche progressiste .

Oui, il faut plus de personnel de toutes catégories à l’hôpital, formés et justement rémunérés, avec des conditions de travail satisfaisantes !

Oui, il faut que cessent les fermetures de lits, de services, de lignes de SMUR, de maternités et il faut rouvrir les établissements de proximité !

Oui, il faut augmenter de façon importante le budget alloué à la santé dans le budget de la Sécurité Sociale !
Oui, les productions de médicaments et de matériels de santé doivent revenir en France et être nationalisées !
Oui, il faut construire un pôle public pour la dépendance/perte d’autonomie, financé par la Sécurité Sociale !
Oui, il faut en finir avec ces politiques de démantèlement et imposer au gouvernement une politique radicalement inverse à son objectif : « ma santé 2022 » qui poursuit et aggrave cette logique de destruction !

Or, aujourd’hui, après les discours lénifiants, les promesses de changement, de primes, de légion d’honneur et de congés consentis par les salariés des autres secteurs; la réponse apportée avec le « SEGUR de la SANTÉ », présidé par N. Notat et fondé sur « ma santé 2022 », ne présage pas ce changement de cap.

Les jours « d’après » ne doivent pas ressembler aux jours d’avant.

En effet, les grosses entreprises qui depuis des années rechignent à payer leurs cotisations sociales sont aujourd’hui en train de se servir de cette crise pour mettre en place une casse sociale systématique à travers des plans de suppressions d’emplois et des plans de compétitivité où les seuls efforts sont demandés aux salariés (augmentation du temps de travail, baisse des salaires, chantage à l’emploi).

Aucun effort n’est consenti par les actionnaires qui eux veulent un retour aux jours d’avant pour continuer à se gaver sur le dos des salariés.

La sécurité sociale, financée par les cotisations sociales (patronales et salariales) est le seul outil de solidarité qui permettra de sortir l’hôpital de la crise qu’il subit depuis plus de 30 ans. Et n’oublions pas, au moment où de nombreuses entreprises du bassin châtelleraudais sont en difficultés, que l’offre de service public, (santé, éducation, transport, énergie) est le seul moyen de rendre nos territoires attractifs.

À l’appel des organisations syndicales, des associations et groupements professionnels, les personnels de santé qui continuent la lutte, ont décidé de faire du 16 juin 2020, une journée de mobilisation.

La santé n’est pas une marchandise, c’est un bien public, notre bien commun !

Pour que les soignants ne soient plus des héros sacrifiés en première ligne,

Pour que les malades et les personnes âgées ne soient plus une « dépense coûteuse » dont la vie est limitée à un niveau de dépense,
Pour que notre pays retrouve un système de santé public capable de protéger ses habitants et de les soigner au plus près de chez eux ,
Nous appelons à transformer les applaudissements en une solidarité active en nous retrouvant massivement au rassemblement organisé

MARDI 16 JUIN à 14 heures
devant l’entrée de l’hôpital Camille GUERIN à Châtellerault

UL CGT Nord Vienne – Comité de défense du GHNV – PCF Chlt – Assoc. Châtellerault Insoumise