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En 1975, le livre de Michel Foucault Surveiller et punir fait l’effet d’une déflagration. L’ouvrage montre comment nous sommes passés du temps des supplices à celui de l’emprisonnement. Le droit de punir s’incarne dans les « peines obscures » et au XXIe siècle jamais il n’y a eu, en France, autant de personnes dans les prisons. Michel Foucault soulignait qu’il fallait que les corps soient dociles, que la surveillance des détenus soit généralisée et que le « carcéral » devienne l’horizon punitif des régimes monarchiques puis républicains. Que reste-t-il aujourd’hui des analyses du philosophe ? Les concepts qu’il a utilisés : les illégalismes, la discipline, le panoptique… aident-ils à penser et à comprendre les lieux d’enfermement d’aujourd’hui pour les adultes comme pour les mineurs ?

Avec Véronique Blanchard, Chaire de professeure junior – Histoire de l’enfance et de la jeunesse, UFR Lettres Langues et Sciences Humaines, Laboratoire TEMOS (Temps, Mondes, Sociétés) – UMR 9016 CNRS, Maison de la recherche Germaine Tillion, Université d’Angers et Marc Renneville, DR CNRS. Centre A. Koyré Histoire des sciences et des techniques (UMR 8560 CNRS – EHESS – MNHN), Directeur de Criminocorpus Lab (UAR 3726 CNRS – ministère de la Justice)

Modérateur : Frédéric Chauvaud, Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Poitiers (Criham-Mshs)

Avec des lectures d’extraits de Surveiller et punir par le comédien François Sabourin.

Entrée libre et gratuite