Combien étions-nous cet après-midi place de la mairie à Poitiers ? Plus de 1 000 sûrement ! Surpris et heureux de nous retrouver aussi nombreux, c’est certain. Du monde de toute la Vienne, venant aussi bien du Loudunais, de Châtellerault, de Civray, de Gençay et d’ailleurs ! On aura remarqué la presse locale, couvrant l’évènement bien sûr mais aussi des journalistes venu.e.s montrer leur inquiétude et leur colère.

Un rassemblement actif, jeune et déterminé, un rassemblement parcouru des drapeaux et banderoles des nombreux mouvements qui appelaient à ce rassemblement, de panneaux variés où l’humour était le bienvenu face à la dérive autoritaire du pouvoir qui ne pense qu’à faire du Le Pen, Macron en prendrait pour 4 ans de plus. Mais chacun sait que bien souvent, on préfère l’original à la copie…

La police était présente… mais discrète (comme quoi…) le rassemblement étant déclaré, pas la manifestation qui a suivi mais qui s’est déroulée sans incident, ni intervention intempestive des forces de l’ordre qui ont pu voir passer le défilé devant le commissariat central !

Une manière aussi de prendre date et de signifier « qu’on se laissera pas taire ».

Petit florilège de photos…

DL

La citation est de Benito Mussolini
En marche vers la préfecture…

Dom

Une réflexion au sujet de “[Photos-Vidéo] « Sécurité globale » : quand c’est flou, y’a un loup !

  1. merci Dom ! j’ai surtout aimé : notre protection c’est notre solidarité !
    voici ma version :
    Un bel après-midi d’automne, par des rues quasiment désertes, nous convergeons vers la place d’Armes qui sert de parvis à l’Hôtel de Ville de Poitiers.
    Une tranquille assurance nous porte mais aussi la conscience de l’absurdité d’une situation digne du monde dépeint par Orwell et Huxley : filmer les violences policières devient un délit !
    La place immense et morne – le précédent maire l’a privée de ses arbres et de la fontaine – se remplit assez vite : nous serons plus d’un millier, mais ce n’est pas assez pour faire masse : il restera de la place pour circuler entre des groupes qui ne fusionnent pas. Le masque fait qu’on n’est pas trop sûr de se reconnaître mais quand même : « Mariette ! ! ça fait 30 ans qu’on ne s’est pas vues! ? »
    Il se dit dans un porte voix ce que nous savons déjà trop bien… Pour aller à la source du problème il faudrait démonter le cycle de la peur : Quelles sont les peurs justifiées ? Quelles sont celles qui remontent à l’enfance ? Des adultes parfois terrorisent pour se faire obéir et l’enfant qui aime l’adulte se met à aimer l’obéissance tout en rêvant du moment où il pourra à son tour terroriser. Pour les « peureux-autoritaires » il ne s’agit plus de supprimer un danger ou de s’en protéger mais de le prendre comme prétexte pour exercer un pouvoir, en passant par l’infantilisation de ceux que l’on veut soumettre. La liberté est alors ressentie comme la mise en péril du seul équilibre qu’ils puissent concevoir : l’ »équilibre de la terreur »…
    Une musique arrive du centre de la place : un orchestre a surgi de nulle part. C’est une belle musique et des danseurs trad lui trouvent un rythme d’avant-deux. Vous ne croyez pas que je vais résister à la danse ?? J’intercepte Antoine pour un balancer, ça met un peu de confusion mais moi j’ai reçu l’impulsion qui me manquait : je me dirige vers les marches de la Mairie. C’est la fin de la manif, on me tend le micro. Des enfants me regardent avec curiosité : ça tombe bien, c’est pour eux que je parle d’une voix forte !

    “ Nous sommes ici pour défendre notre bien commun le plus précieux : c’est la LIBERTÉ qui distingue le vivant de l’inerte mais tous n’en font pas le même usage.
    Il y a ceux qui se croient libres quand ils jouissent d’un pouvoir sans limite. Ils sont poussés par l’insatiable démesure que les anciens Grecs appelaient Ubris. Ils asservissent les autres et font croire que la « sécurité » passe par leur violence. Cette « liberté- »là c’est le libéralisme économique, « le renard libre dans un poulailler libre ». Leur sécurité globale est cause d’insécurité : ce n’est qu’un leurre qui détruit toute liberté vraie.
    D’autres plus prudents disent « ma liberté s’arrête où commence la tienne», c’est une conception limitée de la liberté, le résultat d’une tractation, d’un marchandage, des pratiques valables à la rigueur pour partager des biens limités.
    Mais la vraie liberté est d’un autre ordre. Bakounine dit qu’elle s’accroit dans le partage : plus tu es libre, plus je suis libre et je ne peux pas être libre si tu ne l’es pas.
    Dante disait déjà cela pour tous nos désirs : nous sommes malheureux parce que nous mettons nos désirs dans ce qui diminue dans le partage. Il nous conseillait de désirer ce qui croît dans le partage : la compréhension, l’amour, le rire, la danse.. À l’opposé des désirs factices de consommation que la « fabrique du consentement » veut nous faire entrer dans le crâne !
    Décrétons la fin de la compétition et le début de l’entraide. Fédérons les bonnes volontés, reprenons le contrôle de nos vies. Il y a à Poitiers un FSD qui ne demande qu’à renaître. Inventons et partageons une nouvelle liberté. »

    Je laisse le micro et l’idée continue dans ma tête : bon sang mais bien sûr, Dante et Bakounine ont raison ! Pour endiguer la démesure d’Ubris, il nous faut un bien qui s’accroît dans le partage : un grain de sènevé, une étincelle de liberté, le plaisir de danser… Nous allons partager et semer ce bien minuscule : il va se multiplier, transformant le cycle de la peur en cycle de la liberté !
    Mais si ! c’est la vie qui nous le dit !
    Je suis à mon tour interceptée par un jeune : « vendredi après-midi, c’est la fin de l’enquête d’Utilité Publique sur les bassines à Champagné le sec – D’accord, on aura besoin d’eau pour arroser nos graines de liberté, j’y serai : à vendredi ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Article suivant

Porcherie "bio-industrielle" de Charroux : retour à la case départ !

dim Nov 22 , 2020
Nous présentions il y a peu, sur Web86, (voir https://web86.info/porcherie-bio-industrielle-a-charroux-coup-darret/) l’état de la lutte menée contre un projet de porcherie industrielle à proximité de Charroux dans le sud-Vienne. Sur sa page FB (https://www.facebook.com/acebiccharroux/?ref=py_c) l’association ACEBIC, qui bagarre depuis près de 3 ans contre ce projet faussement présenté comme une porcherie […]
//