« Les récentes observations de loup ici en Charente, ailleurs en Vienne, où l’authentification n’est pas attestée, sont l’occasion de rappeler deux faits très importants : tout d’abord, le loup est une espèce protégée par la loi, inoffensive pour l’homme, comme le prouve sa présence depuis des décennies en Espagne (2600 animaux), en Italie (600 animaux), etc. 

Là-bas, l’écotourisme engendré par sa présence a entraîné des retombées économiques majeures pour les hôtels, les restaurants, les éleveurs qui écoulent leurs produits de qualité sans aucun problème. Bien entendu, les troupeaux sont gardés, surveillés par des chiens spécialement dressés, jamais livrés à eux-mêmes.

La deuxième chose est que, dans l’hypothèse d’un réel retour, sa gestion doit se faire avec les éleveurs, dont nous avons besoin (nous sommes d’autant plus attachés à l’élevage que le maintien et le développement des surfaces en herbe sont nécessaires à la biodiversité et à la qualité de l’eau) ainsi qu’avec les naturalistes, les acteurs du territoire, l’État devant alors apporter les moyens nécessaires pour organiser la cohabitation avec le loup. 

Il est indispensable aux équilibres écologiques, est l’allié des forestiers en évitant maints dégâts en forêt, dus aux populations éventuellement trop abondantes de cervidés et/ou de sangliers. Il doit pouvoir jouer son rôle sans nuire aux hommes. 

Ni objet de célébration outrancière ni objet de condamnation injustifiée, si ce retour est avéré, il doit être l’objet de raison, de calme et d’un travail constructif commun.

Vienne Nature souhaite y contribuer. »

Crédit photo : Marcel Langthim (photo libre de droit, Pixabay).

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