9 Comments

  1. L’enquête pencherait pour l’origine criminelle de l’incendie. Si c’était le cas ce serait effectivement scandaleux.

    Mais rétrospectivement c’est tout aussi scandaleux qu’on ait autorisé le fait qu’une œuvre aussi monumentale et aussi haute soit faite dans des matériaux visiblement facilement combustibles. J’aurais jamais pensé qu’un tel monument puisse bruler. Les autorités d’urbanisme se chargent, à juste titre, de vérifier l’incombustibilité (ou à défaut la résistance au feu ou le caractère coupe-feu) de constructions bien plus modestes. Mais cette œuvre d’art a visiblement bénéficié d’un passe droit en la matière.

    Si l’incendie n’avait pas été criminel, un incendie accidentel aurait très bien pu avoir lieu. Retrospectivement, cette œuvre était donc un vrai danger public.

    L’obélisque de la concorde est en pierre, la tour Eiffel en acier. Il n’y a que la main jaune qui était en matériaux combustibles.

  2. LA MAIN JAUNE EN ENFER ! MAIS OÙ EST LE DIABLE ?

    Nous devons entendre ceux qui sincèrement seraient affligés de voir un ouvrage être la proie des flammes, et si ce n’était que pour relativiser leur émoi, les amener à s’interroger :

    -La main jaune est-elle celle glorifiée de l’ouvrier, ou est-elle celle humiliée, contrainte à l’inutilité ?

    -Pleure celui qui dans les flammes, revoit toutes les entreprises dépecées par les usuriers.

    -Pleurent les damnés mis à l’index parce qu’ils n’ont pas retrouvé de travail après avoir été jetés ; mais, Bon Dieu, que passent au large ou se fassent discrets, les contempteurs qui par le désespoir du marginalisé n’ont jamais été touchés.

    Le Diable, si ce n’est vous, si ce n’est moi, n’est autre que celui dont l’appétit n’a pas d’aphélie, pour le profit aussi absurde que criminel.

    Jacques TOURET 17/12/2018

  3. Jaune et noire, elle a irrité, amusé ou juste interrogé. Torturée, consumée, squelettique, elle devient un monument, un genre de mémorial. Et elle est juste belle et incroyablement forte. Elle commence une 2e vie. J’aimerais qu’on la laisse ainsi, magnifiquement emblématique. Jaune, elle portait la couleur de l’insurrection en cours. Le feu lui a donné une autre couleur, une « anti-couleur », très symbolique, celle de tous les possibles.

  4. Soyons romantique. L’oeuvre a peut être atteint une forme d’apogée dans les flammes… Et elle sortira, enfin, du top 10 des ronds-points les plus moches de France, ce qui n’était flatteur ni pour l’artiste, ni pour la mairie…

  5. Rien à ajouter pour ces 2 commentaires. Je souhaite simplement que cet ouvrage ne soit pas remis à neuf, mais bien laissé tel quel, symbole d’une France déchirée, d’un monde en détresse.

  6. Et j’aurais adoré qu’un feu un peu farceur
    Des cinq doigts de cette main n’épargne que le majeur !
    ;-))
    Fuck the king ! Et viva la vida !!

  7. J’aurais jamais imaginé que la main jaune puisse brûler.
    L’enquête en cours s’orienterait vers un incendie criminel et cela suscite l’indignation, que nous pouvons partager.

    Cela étant, rétrospectivement, il est tout aussi scandaleux qu’on ait laissé faire un revêtement en résine combustible pour une sculpture aussi monumentale. Cela veut dire que la main aurait pu brûler accidentellement à tout moment, en plein milieu de ce rond-point très fréquenté, et vu sa taille c’était un vrai danger public.

    Les services d’urbanisme, à juste titre, conditionnent certaines constructions à leur caractère coupe-feu ou résistant au feu, voire dans certains cas à leur caractère incombustible. Visiblement cette main jaune a bénéficié de passe-droit.

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