SCOT toujours : épisode 2…

Avertissement : ce compte-rendu de la réunion de présentation du SCOT (Schéma de COhérence Territoriale) Seuil du Poitou du 7 février dernier n’a rien d’exhaustif, ni d’objectif. Il se veut une simple interrogation sur le fonctionnement de nos instances dites de « concertation » et leur efficacité à faire entendre la parole « citoyenne », ses préoccupations et ses propositions.

Jeudi 7 février, Salons de Blossac donc, 18 h 30, personne dans la salle ! A 18 h 45, nous serons, en toute modestie, 18 présent.e.s pour une centaine de chaises installées pour l’occasion. Avec 4 personnes à la tribune, le ratio intervenant.e.s. – participant.e.s est quand même étonnant…

Entre la présentation « du pourquoi, du comment » et la contribution du géographe/urbaniste, avec nombre de diapos sur « forces et faiblesses du Seuil du Poitou », nous nous retrouvons donc vers 19 h 40 pour aborder la partie échanges avec la salle.

A ce moment-là de la soirée, on peut dire que la digestion (lente) des données distillées à haute-dose par notre géographe ne rend pas la prise de parole facile, ne sachant pas par quelle bout aborder la masse de sujets abordés ! Ou plutôt, on en est au point de se demander s’il est bien opportun de poser des questions…

Ce que j’ai retenu, en toute subjectivité de cette soirée :

Le SCOT est un document d’urbanisme, les divers Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) devant être compatibles avec lui. Tout devant d’ailleurs être compatible avec tout (PLU – PLUi – SCOT – SRADET – …) Un SCOT est un document qui veut donner de la cohérence et aider à réduire des déséquilibres à l’échelle intercommunale (ça fait grand !). La maire de Chalandray, Me Rigollet (à la tribune) a d’ailleurs affirmé qu’il s’agissait d’un document de solidarité…

OK ! MAIS le SCOT n’est pas, au final, un document contraignant. Il affirme vouloir limiter à 1 800 ha, les surfaces à urbaniser dans les 15 ans avec seulement 13 ha pour les zones commerciales (?). Il donne des préconisations mais n’intervient pas financièrement. Si l’objectif de limiter la « consommation de foncier » en particulier autour de l’axe Châtellerault-Poitiers est légitime, le « Comment faire respecter cette préconisation ? » n’est pas fourni avec le mode d’emploi…

  • M. Bernard Cornu, animateur de la soirée et par ailleurs adjoint au maire de Poitiers en charge de l’urbanisme, s’est « désespéré » de l’absence du public malgré la publicité passée dans la presse locale et la communication institutionnelle…
  • rééquilibrer les centre-villes/bourgs par rapport aux périphéries : ce n’est pas gagné, d’autant plus que « l’essentiel du mal » est fait et que mis à part les grandes enseignes (même spécialisées) qui pourraient avoir quelque intérêt à revenir « hanter » les centres urbains, les « petits commerces » ont du mal à stabiliser activité et chiffre d’affaire dans la durée… et que dire quand on s’éloigne du centre : regardez du côté de l’avenue de la Libération/rue du 8 mai 1945 à Poitiers, plus aucune boulangerie !
  • Pour finir, ça manque sérieusement de vrais débats, tout ça ! Les éléments « techniques », on les a dans les grandes lignes. Quand on dépense 2 millions d’euros pour construire un tel document, on se donne de vrais moyens pour mettre en mouvement les citoyen.n.e.s dans l’ensemble des communes concernées. Il n’est pas vrai que les « gens » (comme on dit) se désintéressent de la chose publique pour peu que l’on ait vraiment envie qu’ils s’y intéressent et qu’ils puissent décider de ce qui les concerne.

D. Leblanc

Une belle photo pour finir, sorte de parabole de la dernière période !

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