Co-voiturage, le 03/07/2019 :

« Osons 2020 se félicite que Grand Poitiers se saisisse enfin des propositions maintes fois exprimées par « Osons Poitiers » de mettre en place un outil local pour le co-voiturage. Mais il manque toujours une volonté politique cohérente pour coupler ce co-voiturage avec des parcs-relais bien en amont de l’entrée dans la ville, le développement des transports en communs aux heures de pointe sur site propre (« aujourd’hui je suis pressé.e, je ne prends pas ma voiture »), de vraies voies cyclables sans voiture dans et hors Poitiers. Le timide saupoudrage d’actions à un an des élections ne peut suffire pour répondre à l’urgence écologique et sociale. »

Le PCAET (Plan Climat Énergie Territorial), le 07/07/2019 :

« A. Claeys lance lui aussi son “grand débat”, sur le PCAET et à 9 mois des élections municipales (édition de jeudi dernier)

A. Claeys propose à la population en pleines grandes vacances de débattre du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) alors que Grand Poitiers l’a déjà voté le 28 juin dernier. Dans le même temps il s’engage à continuer à financer l’aéroport de Poitiers Biard, n’est pas opposé à l’autoroute entre Poitiers et Limoges, se satisfait de l’augmentation de production de déchets ménagers de 8% entre 2016 et 2017 et ne dit rien sur l’eau.

À l’inverse Osons 2020 s’engage à diminuer le trafic individuel des voitures au profit d’un transport public rénové (fréquence, voies dédiées, parcs-relais en amont des entrées de ville) couplé au co-voiturage et aux voies vertes pour les cyclistes. Nous mènerons une politique d’autonomie alimentaire et énergétique et de réduction drastique des déchets de toute sorte, une végétalisation au lieu de la minéralistion actuelle. Osons 2020 invite la population à distinguer les diseux des faiseux. »

L’eau, 24/07/2019

« Le Maire de Poitiers déclare dans la presse que la « situation est préoccupante ». Nous n’en sommes plus là ! Le réchauffement climatique implique une rupture dans la gestion actuelle de l’usage de l’eau et dans la gestion démocratique de cette ressource indispensable. Osons 2020 demande que :

  • la préfecture déclare les zones de captage d’eau potable en ZSCE (Zone Soumise à Contrainte Environnementale) ce qui permet de contrôler les types de cultures et donc de diminuer les pollutions des captages et des eaux des bassins versants
  • que les associations de consommateurs et consommatrices et de protection de l’environnement aient un droit de veto pour réduire le pouvoir de l’agro-business dans la gestion de l’eau (SAGE, CLE)
  • que les bassines, ces gigantesques « réserves de substitution », ne soient ni financées par l’argent public, ni autorisées par le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Elles mettent en péril nos euros, notre eau et notre santé car l’eau est pompée à la même source que l’eau potable et sert surtout à arroser les cultures intensives et d’exportation
  • soient réduits les prélèvements agricoles dans les cours d’eau, préservées les zones humides existantes et restaurées celles qui ont été détruites ces dernières décennies. Elles absorbent l’eau en période de pluie et la restituent en période de sécheresse. »

La publicité (notamment le Règlement Local de Publicité intercommunal), le 09/08/2019

« Le 6 juillet dernier, Osons 2020 a répondu présent à l’appel de l’association Paysages de France à participer à une action de sensibilisation aux ravages de l’affichage publicitaire sur les paysages. Les participant-e-s ont symboliquement recouvert des panneaux publicitaires installés illégalement le long de la D910. Cette action non violente visait à sensibiliser les habitant-e-s à la pollution visuelle générée par ces installations mais également à informer sur l’élaboration du futur règlement local de publicité intercommunal (RLPi) de Grand Poitiers.

Au regard des premiers éléments ce de projet analysés par Paysages de France, Osons 2020 constate et s’inquiète que la majorité actuelle consente à la mise en place à Poitiers et Grand Poitiers d’une véritable dérive dans la surabondance publicitaire. Au programme : format maximum autorisé, diffusion massive de panneaux numériques, dérogations au Code de l’environnement, retour de l’affichage en centre-ville et dans les secteurs patrimoniaux remarquables, aux abords des monuments historiques et dans les sites inscrits.

Alors que les enjeux environnementaux actuels appellent d’urgence une sobriété énergétique, une réduction de la pollution visuelle et de la course à la surconsommation matérielle, tandis qu’il est impératif de supprimer les publicités sexistes, l’élaboration de ce RLPi n’est pour l’heure pas du tout à la hauteur de sa vocation initiale, c’est-à-dire, créer pour les habitant-e-s les conditions d’un environnement apaisé et mis en valeur.

insi, la position d’Osons 2020, contrairement à celle de Poitiers et Grand Poitiers, est la suivante : la situation est alarmante et ce RLPi pourrait en réalité permettre à la communauté urbaine d’être exemplaire en la matière en réduisant drastiquement la pollution publicitaire.

Enfin, il semble inapproprié et lacunaire de ne considérer que les recettes induites par l’affichage publicitaire sans prendre en compte les coûts directs et indirects qu’il génère : énergie électrique pour alimenter les panneaux numériques et éclairés, pollutions lumineuse et visuelle, diminution de la valeur esthétique du territoire, santé publique, messages stéréotypés, etc.

Osons2020 invite les citoyen-ne-s à se mobiliser sur ce sujet et à exiger, selon le mot d’ordre de Paysages de France : « Pas de Pub, des arbres ! ».

Rédaction

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