Alors voilà ; voilà un sondage qui doit faire mal aux dents chez certains… celui paru dans la presse locale (NR du 3 mars) qui donne sans doute une idée assez réaliste de la situation du moment. Il est consultable ici : https://www.ifop.com/article/le-climat-politique-a-poitiers-2/ et téléchargeable sur le site.

Pour Poitiers Collectif ?

Léonore Moncond’huy est donc devant avec 26% : pas mal mais elle est sortante, avec bien souvent l’avantage de la notoriété d’une maire en place. Une campagne qui déroule la suite d’un deuxième mandat potentiel avec l’appui de plusieurs figures du camp socialiste qu’il soit actuel ou passé. Qui mord en conséquence sur un électorat sensible aux thématiques écologistes. En 2020, sa liste avait – vraiment – réalisé 24 %, puis 42 % au second tour.

Poitiers en commun ?

Osons 2020, avec Christiane Fraysse en tête de liste avait raté 10% à quelques voix près… En 2026, Poitiers en commun avec des alliances qui ont sensiblement (!) changé est donnée à 15%. Pas mal non plus, une campagne bien ancrée sur la ville, qui s’active depuis des mois et qui mord clairement sur les franges les plus à gauche de l’électorat écologiste. Sûrement les séquelles des errements de l’équipe sortante, notamment sur l’affaire « Edith Augustin » , sur la manière de conduire certains projets et un positionnement politique écolo-recentré…

Mais ensuite…

Pour le moment, sur la seule base de ce qui reste un sondage (602 personnes consultées fin février 2026), le socle écolo-forces de gauche est au dessus de 40%, ce qui donne une base d’appréciation utile pour les candidat.es et leurs soutiens. Ce qui devrait calmer aussi les envies d’autonomisation complète de certain.es ami.es de la maire sortante. Y compris en vue du second tour.

Chez les socio-centristes ?

Sans doute faut-il voir dans les 11% annoncés du candidat socialiste le résultat d’une campagne peu enthousiasmante, des clivages internes au PS, des couacs à répétition et l’effacement progressif du passé socialiste poitevin. L’impression que ça tourne à vide et qu’au final, c’est au 2ème tour que ça se règlera entre Brottier et Blanchard ce que souhaite ardemment A. Claeys et S. Houlié. Mais ça, c’est pas gagné : pas sûr qu’électrices et électeurs « y retrouve leurs petits » . Avec Brottier au centre-gauche ? Et Blanchard à gauche du centre ?

Un ordre des choses qui correspond au ressenti de cette campagne municipale poitevine. Anthony Brottier, (le centriste auto-désigné) parti de bonne heure, sans concession (pour le 1er tour) avec Alain Claeys pour une liste unique de la « social-démocratie » se retrouve à 21 % dans ce fameux sondage. Pour François Blanchard, c’est au contraire, la douche glacée plus près qu’il est de 10 % que du second tour… Un écart de 11 points entre les deux faux-frères ennemis qui chassent un peu (beaucoup ?) sur les mêmes terres. Le signe aussi que la défaite d’Alain Claeys en 2020 n’était pas un « accident industriel » (l’ancien maire dans la NR du 24/2) mais le résultat de l’usure suivie d’une défaite au second tour. « Eparpillé façon puzzle » l’ancien électorat socialiste : ce qu’on retrouve dans l’enquête de l’IFOP : un bout chez Brottier, un morceau chez Moncond’huy (l’effet Rousset 🥳 ?) et le reste chez Blanchard.

A droite ?

Ce qui reste du camp macroniste (après la sécession de Brottier) tente d’exister derrière Lucile Parnaudeau mais l’étiquette d’une « droite centriste » est une vraie « croix à porter » en ces temps troublés pour l’extrême-centre présidentiel. Alors 10%, c’est la misère quand en 2014 Jacqueline Daigre (UMP/UDI) réalisait 24% au 1er tour et 34% au second. Sans compter la présence de l’UMP/UDI dissident soutenu par le MODEM, Eric Duboc qui avait aussi réalisé 10% au 1er tour. En 2020, Thierry Alquier (LR/Nouveau Centre) n’avait lui même pas atteint 10%. La préhistoire tout ça.

Et à l’extrême-droite ?

Est annoncé « l’inconnu du RN » M. Rangheard à 11%. Un peu d’histoire : le FN était à 12 % en 2014 au 1er tour puis 10 % au second (pas un sondage mais le vote réel) et deux élus au conseil municipal. L’inexistence d’un autre candidat RN en 2020 (Kevin Courtois viré du poste de secrétaire départemental en 2024) avait alors fait plonger l’extrême-droite à 5,7%… Dans le climat actuel, 11% c’est déjà trop mais hélas peu étonnant (c’est un sondage, répétons-le) : 11% sans campagne électorale, une réunion publique à… Buxerolles par manque de temps pour réserver une salle à Poitiers !

Quant à l’inénarrable ex-UMP, ex-LR, ex-Reconquête, ex-UDR… Marie-Dolorès Prost, elle plafonne à 2 %, ce qui est bien assez. On va pouvoir garder les halles de la place Notre-Dame qu’elle voulait raser !

Allez, on vote dans moins de deux semaines, encore un effort pour que ça pousse à gauche !!!

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Saint Just

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