Après la marche pour le climat, Alternatiba continue la mobilisation !

Alternatiba Poitiers, qui a coordonné et organisé récemment la marche mondiale du 16 mars et du 8 décembre à Poitiers, afin de répondre à l’urgence climatique et d’être force de propositions d’alternatives territoriales, vous invite à participer ou à poursuivre ensemble le travail du groupe « agriculture, alimentation, eau, biodiversité », lundi 25 mars de 19 h 30 à 21 h 30, salle 3 des Salons de Blossac à Poitiers.

Pourquoi ?

  • Pour éviter la multiplication des réunions ou des rencontres sur ce mêmes sujets, dans des regroupements différents, alors que le constat concerne les mêmes territoires. 
  • Pour ne pas solliciter plusieurs fois les associations spécialisées sur les mêmes sujet.
  • Pour mettre en lien différents acteurs et différentes approches sur ces thèmes. 

Pour info, nous allons nous mettre en lien avec le collectif inter associatif initié par Gerepi pour ne pas faire doublon sur le travail réalisé par les uns et les autres et au contraire, faciliter les liens entre les deux. 

Qui est invité ?

Nous invitons toutes les personnes ayant envie ou travaillant déjà sur les sujets de l’agriculture, de l’alimentation, de l’eau et de la biodiversité: des associations environnementales, des ONG, des membres de collectifs citoyens en réflexion,…etc…

En aucun cas Alternatiba n’envisage de présenter une liste aux municipales ou de soutenir spécifiquement une liste qui sera présentée en 2020. Ses objectifs sont avant tout la mise en lien des groupes ou associations travaillant sur les mêmes thèmes, en terme de mobilisations et de propositions aux élus ou futurs élus.

La première réunion a permis à chacun d’exprimer son point de vue quant à cette proposition de travail en commun et de proposer les premiers objectifs 

  • Établir un constat commun à partir des travaux, des réflexions des uns et des autres.
  • Cibler les acteurs, les partenaires, les rencontrer ou les inviter. Se renseigner sur les compétences des mairies, des communautés de commune, de la région, de l’État. 
  • Amener les citoyens à participer aux enjeux de ces thèmes. 
  • Objectif d’ici fin 2019 : S’inspirer des propositions déjà réalisées dans d’autres territoires, pour produire un document synthétique de propositions en direction de : la commune, la communauté de commune, la région, l’État. A partir de ce document synthétique, réaliser des « fiches » détaillées sur des sujets sur lesquels ces mises en lien permettent une expertise plus fine. Exemple : l’autosuffisance alimentaire, la monnaie locale, l’agroforesterie, la formation en agriculture biologique, l’alimentation (réduction de la production et consommation de viande et produits laitiers), l’eau (bassines, zones de captage de l’eau potable, …).
  • Transmettre ce document aux élus et futurs élus. 
  • Objectifs d’ici la fin des mandats municipaux actuellement en cours: des objectifs gagnables et peu coûteux sur le court terme, en sensibilisant et en faisant participer les citoyens. Exemple en cours : le deuxième repas végétarien dans les cantines scolaires de Poitiers.

Proposition d’une première action concrète :

Enfin, dans le cadre de la semaine des Alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars (évènement incontournable coordonné au niveau national par l’association Générations Futures et qui rassemble 50 organisations nationales partenaires et de multiples acteurs locaux) le thème porte cette année sur la biodiversité.

Nous trouvons intéressant de proposer au marché du centre ville soit samedi 30 mars ou dimanche 31 mars, soit samedi 6 ou dimanche 7 avril, à l’initiative de Greenpeace, un stand sur la biodiversité dans nos assiettes (dans le cadre de la campagne internationale de Greenpeace qui appelle à une réduction planétaire de la consommation de viande et de produits laitiers de 50 % d’ici à 2050 par rapport à 2013, pour lutter contre les problèmes sanitaires et environnementaux engendrés par la production industrielle de viande et produits laitiers, en ciblant plus particulièrement la restauration collective, qui représente un milliard de repas par an en France).

  • L’élevage industriel est responsable de 2/3 de la déforestation en Amazonie, de 14,5 % des émissions de GES à l’échelle mondiale. La viande, l’aquaculture, les oeufs et les produits laitiers utilisent 83 % des terres arables dans le monde, alors que seules 37 % de nos protéines et 18 % de nos calories proviennent de ces produits. La détérioration des ressources en eau est très importante: intrants chimiques, antibiotiques, métaux lours, apports exagérés en azote et phosphore (algues vertes); La France s’est faite plusieurs fois épinglée par la Cour Européenne de justice à ce propos. Les risques alimentaires ont tué 10 millions de personnes en 2016. En France, 25 % des cancers sont imputables aux comportements alimentaires. Les scandales alimentaires se répètent (salmonellose, grippe aviaire, ..). L’organisation mondiale de l’agriculture et de l’alimentation souligne que l’antibiorésistance pourrait provoquer jusqu’à 10 millions de décès en 2050.
  • Pourquoi réduire la consommation de produits animaux industriels dans les cantines ? La restauration scolaire en France représente un milliard de repas par an. De la maternelle au lycée, près de 7 millions d’élèves sont concernés. Dans le primaire, 69 % des enfants sont obligés de manger de la viande ou du poisson tous les jours ou presque à la cantine. Cela conduit à des apports en protéines qui sont le double des apports recommandés par les scientifiques. (Et un chiffre d’affaires de plus de 460 millions d’euros pour les 80 000 tonnes de produits carnés, et 280 millions d’euros pour les 120 000 tonnes de produits laitiers). 
  • Les Nations unies prévoient une augmentation de la consommation de viande de 76 % en 2050.
  • Greenpeace propose le 30 mars de remettre de la biodiversité dans nos assiettes pour remettre de la biodiversité dans les champs: En baissant la consommation de viande industrielle, et en privilégiant les élevages écologiques et locaux, on contribue à baisser la pression sur le climat et sur l’environnement. Les élevages écologiques travaillent avec les haies, les prairies, les arbres, la faune et la flore.
  • Un levier prioritaire : les cantines scolaires : En privilégiant les produits bios, locaux, de saison et une alimentation variée, riches en protéines végétales, les cantines scolaires participent au développement d’une agriculture écologique sur leur territoire et à la protection de la biodiversité.

Ce stand permettrait à la fois de proposer des alternatives à la viande avec une découverte et dégustation de légumineuses et de recettes végétariennes, de sensibiliser les parents sur la réduction de la viande et des produits laitiers dans les cantines, et faire connaître ce groupe inter associatif pour  mobiliser plus de citoyens. L’échéance étant très courte, nous aimerions connaître votre avis et votre disponibilité pour cette action. Merci de vos réponses sans faire répondre à tous. 

Courriel : alternatibapoitiers@gmail.com

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