Le 1er Mai : un jour de fête
En mémoire de Jules Durand, secrétaire du Syndicat des Dockers Charbonniers du Havre CGT et membre de la Ligue des droits de l’Homme, victime d’un crime social et judiciaire, ayant sombré dans la folie, reconnu innocent après la forte mobilisation internationale, et décédé à l’asile en 1926.
L’Affaire Durand a été appelée l’Affaire Dreyfus de la classe ouvrière.
Le 1er Mai est le symbole des conquêtes sociales des travailleuses et des travailleurs depuis que la date a été fixée en 1889 par la IIe Internationale socialiste, soit 100 ans après la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le 1er Mai est un jour de fête tant il est vrai que conquérir les outils de la liberté sociale est une pratique culturelle réjouissante. Le 1er Mai est un jour de bonheur car il sourd de cette clarté la sérénité du droit de l’individu conjugué au bien public.
En ces qualités, le 1er Mai est un jour singulier de la Nation souveraine, développé universellement à l’échelle de la planète, là où les hommes et les femmes produisent des richesses sans malheureusement posséder la plupart du temps la propriété des moyens de production.
C’est pourquoi, il est nécessaire de préserver la solennité du 1er Mai menacé par un projet de loi liberticide. Il est urgent de continuer à défendre pied à pied, ensemble, solidairement, ces conquêtes sociales menacées aujourd’hui par les monopoles comme jadis dans les années 30 par les cartels, les trusts et les consortiums bancaires. « La citoyenneté sociale », concept inventé par l’historienne Madeleine Rebérioux, première présidente de la Ligue des Droits de l’Homme, reste le ferment d’une liberté réelle des individus, non tronçonnée, non fragmentée, non en lambeaux.
Faisons de ce 1er Mai 2026 un miroir des luttes sociales dans le Châtelleraudais, un jour de joie, car il génère un droit de cité de toutes et tous, celles et ceux qui ont du travail et celles et ceux qui sont au chômage. Restons unis dans notre diversité, à l’heure où le Rassemblement National secrète dangereusement dans l’ombre les substances délétères de la préférence nationale, posture anticonstitutionnelle majeure, car « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » comme l’énonce la Constitution. Une vision éclairée du monde que la LDH porte évidemment, aux côtés des syndicats et des associations citoyennes.
Section de Châtellerault de la LDH – 1er Mai 2026

