Poème de Abel Tocallu, voyageur poitevin au sein de l’écosystème du vivant

Quand le cœur se perd dans la noirceur des regards,
que la brume s’élève sur les barricades du désespoir,
alors que le corps se meut au rythme des étendards,
le cœur lui opère à ouvrir certaines échappatoires.

Dans cette atmosphère verte de dollar,
où les barbares oubliés devenus aujourd’hui rois,
en choisissant la rivalité plutôt que la solidarité,
on fait monter au sein de nos vies d’esclaves,
une envie de sortir du perpétuel état d’urgence.

Pour retrouver le goût des saisons quaternaires,
au milieu du feu de ces civilisations suicidaires,
ce sont embrasés le vivant et les pavés,
et y fit apparaître une terre nourricière,
pouvant renverser ces exploitations minières.

Au dam de ces autoproclamés rois, voilà le temps des nouveaux barbares !

Ces gilets phosphorescents, ces écolos kérosènes ou autres travailleurs sacrifiés,
préférant actuellement le côté face de la solidarité,
hurlent à la mort, justice, vie et égalité,
et par cela font pousser une nouvelle humanité.

Ces meutes rassemblées suffoquant à travers un air pollué,
par la flambée du pétrole et la mort du vivant
escaladent collectivement les crêtes de leur propre existence.

Ils arpentent non sans mal les faces nord de leur vie,
oscillant entre la servitude volontaire et le vide d’exister,
font fleurir à travers leurs espaces squattés,
des zones du dehors aux bivouacs fédérés.

On peut y voir, à travers le trou des palettes, un peuple migrateur qui bat à l’unisson.

.

Rédaction

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