Le 21 juin 2022 au Toit du Monde.

Gaza c’est un territoire de 365 km², peuplé de 2,1 millions d’habitants. Ce qui en fait une des densités de population les plus élevées du monde.

La moitié des habitants sont des enfants.

Il existe trois types d’école : publique, de l’ONU (UNRWA), privée.

Comme il manque de bâtiments scolaires (souvent détruits par Israël), les cours sont répartis en deux groupes : un le matin (7 h – 12 h) et un l’après-midi (12 h – 17 h). Il y a 50 à 60 élèves par classe. L’analphabétisme n’existe pas. Les résultats scolaires sont plutôt bons. La première langue étrangère enseignée est l’anglais. Le français est optionnel. Son apprentissage débute au collège. Le 21 mars les écoles qui enseignent le français participent à la célébration de la francophonie. Elles organisent également l’examen pour l’obtention du diplôme d’études en langue française (DELF) organisé par le Ministère de l’éducation nationale. L’université Al-Aqsa de Gaza prépare à la licence de français ou d’anglais/français.

L’enseignement primaire et secondaire est gratuit dans les écoles publiques et de l’ONU. Les maternelles et l’université sont payantes, qu’elles soient à Gaza ou à l’extérieur. L’obtention de permis de sortir pour regagner l’université est toujours soumise à un délai très long.

Les coupures d’électricité fréquentes obligent les enfants à faire leurs devoirs à la maison dès leur retour de l’école pour profiter de la lumière du jour.

En plus des fréquentes coupures d’électricité, s’ajoutent le manque d’eau potable rendant le filtrage obligatoire, le manque de médicaments alors qu’il y a beaucoup de malades et de handicapés.

Il n’y a ni port de commerce, ni aéroport.

L’agriculture est bien développée mais il n’y a pas possibilité d’exporter les produits.

Il n’y a quasiment pas d’industrie.

60% de la population gazaouie est au chômage et ne reçoit aucune aide. Même les diplômés de grade élevé ne trouvent pas de travail.

Malgré cette situation catastrophique, la solidarité familiale et entre voisins fait que la population n’est jamais laissée à l’abandon : pour dormir ou manger on partage.

Des camps d’été sont organisés permettant de redonner le sourire aux enfants. Ils s’adressent aux enfants particulièrement défavorisés[1]. Il nous montre une petite vidéo où on voit les enfants pratiquer des activités artistiques, sportives et des jeux. Mais tout cela coûte cher et Bassem a apporté quelques produits artisanaux qu’il vend pour financer ces camps. Il n’a pas précisé (et nous ne lui avons pas demandé) d’où provenait l’essentiel des fonds.

Bassem insiste pour dire que ce que souhaite le plus la population de Gaza c’est vivre normalement et non dans la crainte d’un nouveau bombardement.

[1] L’organisation de camp d’été est une activité importante dans toute la Palestine pour occuper les enfants tout en leur faisant découvrir des activités auxquelles leur famille ne peut pas leur donner accès. Ziad Medoukh à Gaza également, Najet à Jenin, en organisent également.

Comité poitevin Palestine

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