Voilà un texte que j’avais écrit avant la guerre en Ukraine :

La grande majorité des médias et politiques profitent de la situation déprimante du COVID pour imposer leurs solutions et leurs idées autoritaires, racistes et machistes, pour attaquer sans retenue le monde du travail au profit des immensément riches et ne rien changer aux causes du réchauffement de la planète.

Quelque que soit mon opinion sur l’homme, le programme « L’avenir en commun » que j’ai lu représente une vraie rupture avec ce qu’on vit depuis des lustres, une cohérence en rupture. Je suis persuadé que les choses ne peuvent changer un tant soit peu que par des ruptures fortes avec le cours habituel des choses, tant sur le plan social que démocratique et écologique. J’invite chacun-e à aller lire ou voir ce programme.

Le vote Mélenchon au premier tour est le seul qui peut ouvrir la possibilité d’un retournement inespéré de situation. J’appelle donc autour de moi à refuser le fatalisme auto-réalisateur du type : « je vous l’avez bien dit, hein, que ça servait à rien, qu’on est fichu, que ce n’est pas possible, qu’il n’y a rien à y faire« . Vaincre l’abstention, voilà la clé pour que Mélenchon soit présent au deuxième tour.

Et même au cas catastrophique où Mélenchon ne serait pas au deuxième tour, ses résultats du premier tour seront de toute façon lues par nous comme les possibilités d’une résistance.

Voter Mélenchon au premier tour c’est rendre – encore et toujours ! – possible et crédible un monde tout simplement meilleur.

Je rajoute après l’agression terrible de la Russie contre l’Ukraine et le discours de Mélenchon à l’Assemblée du 01 mars :

Maintenant c’est aussi la « gôche » ,socialiste ou écologiste, qui tente de refaire une virginité à l’Union européenne (qui n’est pas « l’Europe » !) par des propositions va-t-en-guerre. Ce qu’il faut chercher c’est la paix, pas l’exaltation de la force. La paix, celle que n’a pas toujours connu mon grand-père qui a perdu un bras dans la guerre 14-18, où mes parents qui étaient adolescent-es pendant l’occupation nazi en 39-44 puis se trouvaient en Algérie pendant la guerre d’indépendance (54-62).

La guerre, on n’y entre que quand toutes les autres solutions ont été explorées, quand il n’y a plus le choix. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

Et la course aux armements relancée dans l’Union européenne est grosse de futures tragédies.

Bref, je confirme mon vote Mélenchon.

Pascal Canaud

Pascal Canaud

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