Après un scrutin présidentiel entaché d’insincérité et de manipulation des urnes ; contesté par l’opposition en lice, dé-légitimant ainsi la capacité du pouvoir en place à conduire des élections libres, démocratiques et transparentes ; ce petit archipel de 800 000 habitants bascule immanquablement dans une dictature sans nom.

Les élections du 24 mars 2019 ont laissé la place à un régime de terreur où les arrestations arbitraires sont légion. A l’heure actuelle, un des candidats de l’opposition, Mohamed Soilihi, est détenu dans un lieu tenu secret sans aucun respect de la procédure judiciaire normalement en vigueur aux Comores.

Les autres candidats restent activement recherchés et on apprend l’arrestation de militants du mouvement HURY (mouvement révolutionnaire) dont Saleh ASSOUMANI, NAZRA SAID HASSANI, CHAMSOUDINE SOUDJAY et la femme du candidat du mouvement HURY, HOURRIAT SAID MOHAMED, sans aucune raison apparente si ce n’est leur appartenance à ce mouvement.

Avant le 24 mars, c’était des journalistes mis aux arrêts, des opposants enfermés suite à un jugement expéditif organisé par une cour de sureté de l’État tout droit venue des années 60.

Aujourd’hui ce ne sont pas moins d’une CINQUANTAINE de prisonniers politiques dont des journalistes qui croupissent dans les geôles infâmes de la prison de Moroni, capitale des Comores.

La crise liée à cette mascarade d’élections dont les images de bourrage d’urne, des procès-verbaux remplis à la hâte et des urnes rester scellées quand bien même les résultats venaient d’être proclamés sont largement présentes dans les réseaux sociaux, seul espace de liberté que la population comorienne possède à ce jour.

Un régime de terreur s’est installé dans ce pays et une dictature sans fard a pris place.

Depuis le 24 mars, on compte 4 morts, dont un militaire (opposant du pouvoir et qui était détenus à la prison de Moroni), et des civils. Les manifestations organisées par l’opposition ont été réprimées avec des tirs à balle réelles. Un des candidats de l’opposition a reçu une balle dans la jambe et s’est vu évacué en France pour des soins.

Parce que les manifestations sont interdites aux Comores sous peines d’être dispersées à coup de fusil, nous sommes à ce jour leur seul moyen d’expression.

Nous, membre de la communauté comorienne de la Vienne, nous appelons l’ensemble des organisations politiques progressistes de la Vienne à venir nous

soutenir lors d’un rassemblement qui se tiendra le dimanche 7 Avril à 15h  sur la place de l’Hôtel de Ville de Poitiers.

Nous vous appelons à signer cet appel pour le respect des droits et des libertés du peuple des Comores.

Nous vous invitons à apporter votre soutien au conseil National de transition qui souhaite organiser des élections libres, démocratiques et transparentes aux Comores.

La communauté Comorienne de la Vienne 

Rédaction

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