Mouvement des gilets jaunes : position du SNUipp-FSU 86

Le SNUIPP-FSU est le syndicat majoritaire chez les enseignant-es de l’école primaire.

Suite au conseil syndical du SNUipp-FSU 86 du mercredi 28 novembre, le texte suivant a été adopté :

Le mouvement des « gilets jaunes », aux contours protéiformes, pointe un malaise social grandissant, alimenté par les politiques menées ces dernières années et le discours qui les enrobe et les justifie. Adossée à une forte augmentation du coût de la vie, la fiscalité, notamment écologique, accule certains de nos concitoyens les plus fragiles, ceux qui ne peuvent se passer de leur véhicule, parce qu’ils n’ont pas les moyens de se loger près de leur lieu de travail ou en raison de l’absence de transports en commun, et qui n’ont pas non plus les moyens d’investir dans un SUV hybride.

Les beaux discours sur la ruralité et la volonté de réduire les inégalités territoriales ne font pas long feu face à la réalité des arbitrages budgétaires. Les taxes sur les produits pétroliers rapportent… et il faut bien compenser la récente privation des ressources fiscales tirées des plus riches. Les choix sont clairs. La seule cohérence de ces politiques est le soutien apporté envers et contre tout à un libéralisme au service d’une politique de l’offre qui n’en finit pas de ravager le tissu social. Rien n’échappe d’ailleurs à cette logique. Ainsi, Le budget de l’Éducation nationale en baisse et l’actuelle réforme de la formation des enseignant-es ne sont pas à la hauteur des enjeux, des besoins en formation de nos élèves et de leurs familles, de la reconnaissance de nos métiers, de la revalorisation salariale.

Aussi, le SNUipp-FSU 86 se retrouve pleinement dans plusieurs revendications de ce mouvement (pouvoir d’achat, manque de service public, lutte contre la fraude fiscale …) et marque son opposition absolue aux dérives nationalistes et populistes que certain-es voudraient voir grandir. Pour le SNUipp-FSU 86, le gouvernement doit ouvrir de multiples chantiers comme la remise à plat nationale de la fiscalité pour une meilleure redistribution des richesses, le développement des services publics de proximité dont les écoles maternelles et élémentaires sont un élément fort, la mise en place une politique salariale pour l’augmentation des salaires et des retraites, et enfin l’engagement d’une réelle politique écologique permettant l’amélioration des conditions de vie des générations actuelles comme futures grâce, par exemple, à des véhicules moins polluants et au développement des transports en commun.

Ce n’est qu’à ce prix que pourront émerger les prémices d’une meilleure justice sociale et d’un retour à la solidarité. Mobilisons nous pour que nos revendications ne restent pas une parenthèse médiatique mais permettent de construire un avenir durable.

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